Alzheimer : les anti-inflammatoires responsables ?
Par Blog2news, dans Santé
Destructrice des cellules cérébrales, la maladie d'Alzeihmer se traduit par des troubles de la mémoire, de la perception, du langage et du comportement.

Longtemps considéré comme une piste de traitement, les anti-inflammatoires non stéroïdiens pourraient au contraire favoriser l'apparition de la maladie.
AINS et maladie d'Alzheimer.
Au cours des ans, certaines recherches avaient suggéré que des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens du type aspirine ou ibuprofen pouvaient aider à prévenir la maladie d'Alzheimer.
Des chercheurs de l'université de Washington à Seattle viennent de démontrer le contraire : l'utilisation fréquente d'AINS n'aurait aucun effet positif sur la maladie d'Alzheimer mais pourrait, au contraire, favoriser la maladie.
Les résultats.
La prise d'AINS semble associée à l'augmentation des plaques séniles dans le cerveau (d'après l'étude américaine publiée le 1er septembre 2010 dans Neurology).
Les chercheurs américains ont examiné les cerveaux de 257 autopsies de patients ayant participé à l'étude sur le vieillissement cérébral et la survenue d'une démence.
Seul le score de plaques séniles était augmenté de manière significative chez les sujets ayant consommé le plus d'AINS.
Ils en ont conclu qu'une utilisation importante d'anti-inflammatoires non stéroïdiens était associée à une accumulation de plaques séniles dans le cerveau et qu'il serait urgent que d'autres investigations viennent valider leurs observations auprès d'autres populations.