Pour beaucoup encore, tare indélébile, handicap pour la vie. Qu'en est-il exactement ?

Une définition ?

Celle-ci serait longue, pleine de réserves, de parenthèses, d'incertitudes. En effet, l'épilepsie n'est pas une maladie mais un grand cadre de la neurologie dans lequel on retrouve plusieurs syndromes, plusieurs maladies. Aussi n'y a-t-il pas « une » mais « des » épilepsies.

Au moins peut-on dire ce qu'elle n'est pas :

- l'épilepsie n'est pas synonyme de convulsions : il est des épilepsies sans convulsions (par exemple, le petit mal) ; il est surtout des convulsions qui ne doivent pas être qualifiées d'« Ã©pilepsie ». Ainsi, les crises convulsives hyperpyrétiques, les crises par hypoglycémie, les crises à la suite de la prise d'un toxique, sont occasionnelles et ne méritent pas le terme d'épilepsie ;

- l'épilepsie n'est pas synonyme d'anomalie du tracé électrique : il n'y a pas d'épilepsie sans crise clinique, il n'y a pas d'épilepsie purement électrique. Le corollaire est évident : des anomalies constatées à l'EEG en dehors de manifestations cliniques n'appellent pas de traitement.

Il est des épilepsies complexes, difficiles à traiter ou même à étiqueter, et le but de ce chapitre n'est pas de donner une classification, ni même une méthode d'approche de la question. Le praticien, cependant, est souvent confronté au problème de l'enfant épileptique et deux questions lui sont soumises : Comment suivre son traitement ? Quelle vie a-t-il le droit de mener ?