Elle touche 5 % à 10 % des enfants d'âge scolaire.

Les troubles se manifestent précocement par des fautes particulières et rebelles dans la reconnaissance des symboles graphiques, d'où omissions, confusion, inversion, substitution de lettres, de syllabes ou de mots.

Des difficultés de cet ordre, surtout celles qui concernent la confusion des lettres, étant normalement observées chez la plupart des enfants apprenant à lire, le diagnostic de dyslexie, s'il est parfois soupçonné par l'enseignant devant certaines fautes évocatrices, ne peut cependant être licitement affirmé qu'après un temps suffisant de scolarisation dans de bonnes conditions, en général l'année du cours préparatoire.

Au terme de ce délai, la dyslexie devient, en effet, patente chez un enfant de 7-8 ans devant la persistance et, souvent, la majoration des fautes précitées ; la lecture reste maladroite, chaotique, cependant que les mêmes défauts, tout naturellement transposés, viennent handicaper l'écriture, la dyslexie se doublant constamment d'une dysorthographie.

Il convient de soumettre l'enfant à des tests de lecture par un orthophoniste et de s'assurer par un examen médical complet de la normalité de l'intelligence et de l'absence de troubles sensoriels.

L'origine n'est pas d'ordre scolaire (erreur pédagogique) ni d'ordre psychoaffectif. La dyslexie est liée à des anomalies minimes des régions cérébrales dévolues au langage.

La cause est génétique par anomalie d'un gène localisé sur le chromosome 6. Si des problèmes psychoaffectifs peuvent se rencontrer, ils sont secondaires à l'échec scolaire et au sentiment de dévalorisation.