Et ce en vue d’offrir une meilleure garantie de l’insertion des jeunes dans l’emploi et une réponse mieux adaptée aux besoins économiques du pays.

Il s’inscrit aussi dans les efforts de mise en œuvre du concept d’éducation tout au long de la vie.

En effet, accessible aux étudiants en formation initiale — titulaires du DEUG (diplôme d’études universitaires générales) et diplômés des formations professionnalisées en deux ans de type BTS ou DUT (diplôme universitaire de technologie) —, la licence professionnelle est également largement ouverte aux adultes en formation continue grâce à la prise en compte de la validation des acquis professionnels.

La validation des acquis professionnels

Depuis 1992, la validation des acquis professionnels (VAP) permet à toute personne justifiant de cinq années d'expérience professionnelle de demander la validation des compétences acquises dans l'exercice de ses fonctions et d’être dispensée d’une partie des épreuves ou des unités d’un diplôme.

Les acquis recouvrent l’« ensemble de savoirs, savoir-faire et savoir-être dont un individu manifeste la maîtrise dans une activité professionnelle, sociale ou de formation ».

L’Éducation nationale se place en tête des organismes valideurs, dont font également partie l’association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) et la communauté européenne.

La VAP fait actuellement l’objet d’une réforme visant à en élargir les conditions d’application.

En offrant aux salariés la possibilité de voir reconnaître sur le marché du travail leurs années d’expérience, le nouveau dispositif de validation des acquis de l’expérience (VAE) postule que l’expérience est source d’acquisition de savoirs, au même titre que la formation.

Il prévoit notamment d’étendre le principe de la VAP à tous les diplômes, titres et certificats délivrés au nom de l’État, qui pourront être obtenus dans leur totalité ; de valider les compétences acquises dans des activités sociales ou bénévoles ; de réduire la durée d’activité requise de cinq à trois ans.