Les récentes recherches qui ont opposé thérapies cognitivocomportementales et thérapies psychanalytiques ont bénéficié d’un important relais médiatique pour mettre en cause ces dernières.

Bien qu’habitués à ces polémiques, notamment en ce qui concerne les recherches sur les médicaments, comme celles répétées depuis une quinzaine d’années sur les effets cancérigènes ou non des traitements hormonaux, l’annonce des résultats a toujours un effet sur le public.

Malgré les progrès des statistiques on imagine mal le nombre des paramètres à considérer pour la comparaison de traitements psychothérapiques qui ont des objectifs aussi différents.

Bien sûr il s’agit toujours d’apporter une aide, mais à quel niveau, par quels moyens, dans quel délai… ? Les questions sont très nombreuses.

Ce qui est à retenir de ces critiques qui mettent en cause l’efficacité de la psychanalyse, c’est que les psychanalystes ont trop négligé la communication des résultats obtenus ainsi que des échecs.

Une efficacité à long terme

Les travaux actuels menés dans ce sens par des psychanalystes montrent l’efficacité non pas à court terme comme les thérapies comportementales, mais à long terme.

Si bien que la comparaison devrait ternir compte du décalage des objectifs : traiter le symptôme ou bien modifier le fonctionnement psychique susceptible de l’avoir produit.

Il est très évident, que l’hypnose, par exemple, produit des effets immédiats, mais c’est justement de la critique de cette pratique qu’est née la psychanalyse !