Or, les revenus de ceux-ci sont très faibles et fortement dépendants des fluctuations – très fréquentes – du cours du cacao.

De plus, l’adoption en 2000 par la directive « cacao-chocolat » de substituts végétaux du beurre de cacao à concurrence de 5 % maximum a eu pour conséquence de réduire la demande en cacao auprès des producteurs.

D’où l’intérêt de développer des actions de commerce équitable, dont l’utilité a déjà été prouvée avec le café.

Le cacao vendu sur le réseau du commerce équitable n’est en effet pas côté en bourse et les producteurs qui adhèrent à la charte ont, entre autres, un prix minimum garanti, toujours supérieur au cours mondial.

Leur production est ainsi payée au minimum 1750 dollars US la tonne, soit près de trois fois plus que celle vendue par les producteurs africains sur le marché conventionnel.

Le cacao équitable est actuellement produit par près de 45 000 familles d’agriculteurs, sur les huit pays suivants : Belize, Bolivie, Cameroun, Costa Rica, République Dominicaine, Équateur, Ghana et Nicaragua.