Après le stress d’un examen ou un choc comme la perte d’un parent proche ou d’un ami, il est fréquent de voir les maladies s’enchaîner ou même d’être affecté par une pathologie plus grave.

Quant aux personnes heureuses, qui vivent dans un environnement aimant, soutenues, elles se relèvent souvent mieux d’une maladie… Notre état mental semble donc avoir une infl uence sur notre santé.

En effet, le cerveau est associé aux défenses immunitaires de différentes manières. Le stress active l’hypothalamus, structure cérébrale qui contrôle la libération d’hormones par les glandes surrénales et l’hypophyse. Or, ces hormones nous aident à faire face aux situations d’urgence.

Le système nerveux autonome est également affecté par le stress.

Lui contrôle les organes majeurs et les muscles sans que nous en soyons conscients : votre respiration en ce moment même est en partie son oeuvre.

C’est lui aussi qui engendre la réponse classique de fuite ou d’attaque (« fi ght-or-fl ight ») en réaction aux situations d’urgence. Ce n’est pas quelque chose sur lequel nous avons un contrôle. Pas question par exemple d’espérer ne plus avoir peur en un claquement de doigts…

Le cerveau mobilise aussi les organes du système immunitaire : les ganglions lymphatiques, la rate, le thymus et la moelle osseuse. Par conséquent, le nombre de lymphocytes B (ces cellules qui produisent les anticorps), lymphocytes T (qui luttent pour détruire les éléments étrangers à l’organisme) et macrophages qui le débarrassent des débris et autres, peut être régulé.

Des réactions internes peuvent bien être le fruit d’un stress.

Chez les êtres humains, le stress est l’oeuvre de pressions quotidiennes liées au travail, aux déplacements, au manque de sommeil ou à la dépression.

Si ces pressions persistent, la personne peut être stressée de manière chronique et les défenses de son organisme sont dirigées vers ces cas d’urgence plutôt qu’à travailler à la conservation à long terme d’un système immunitaire en pleine forme. Voilà comment le stress infl uence nos défenses naturelles et peut nous entraîner vers la maladie.