Les tests d’audition réalisés sur les tireurs d’armes à feux et les techniciens qui ont travaillé à proximité des réacteurs d’avions montrent qu’ils ne peuvent plus entendre les sons de haute fréquence, et éprouvent des difficultés à suivre une discussion normale.

Il n’est même pas utile d’aller chercher le risque très loin : le simple fait de porter à longueur de temps des écouteurs, avec le volume poussé au maximum dans les oreilles, peut provoquer de graves troubles d’audition !

Le son voyage par ondes dans les airs, un peu comme des vagues dans l’eau. Mais contrairement à celles-ci que l’on peut voir venir et éviter si nécessaire, il est bien moins facile d’anticiper le danger lié aux ondes sonores.

La seule manière d’évaluer la puissance d’ondes sonores est d’utiliser un microphone pour les convertir en courants électriques, puis de mesurer le voltage qu’il produit.

L’échelle utilisée mesure l’intensité sonore (le niveau de pression du son) en décibels (dB).

À titre d’information, sur l’échelle des décibels, 40 dB sont 10 fois plus bruyants que 20 dB, et 60 dB, 100 fois plus bruyants que 20…

0 dB, estimé être le seuil de perception de l’oreille, représente le son le plus faible que nous puissions entendre (le bruit d’une maison déserte par nuit silencieuse à la campagne par exemple).

Vous y écoutez probablement de la musique à 40 dB pour vous tenir compagnie.

Les bruits de la circulation aux heures de pointe en ville peuvent eux atteindre 80 dB.

Enfin, le seuil de la douleur se situe à 120 dB (l’équivalent du véritable boucan que fait un avion au décollage à l’extrémité d’une piste d’aviation).