Non aux changements climatiques, oui à la révolution de l’énergie verte

Le prix du pétrole a diminué avec l’arrivée de la crise financière mais il ne faut pas oublier que les changements climatiques continuent et que les énergies fossiles tendent à s’épuiser. Chaque crise pourrait en soi paralyser la société mais leur combinaison pourrait s’avérer catastrophique. S’attaquer aux changements climatiques par le biais d’une révolution énergétique verte visant une réduction de la consommation d’énergie, une utilisation plus efficace et un passage aux énergies renouvelables en excluant le nucléaire est le seul choix responsable.

Pour un monde allant vert: changer notre façon de nous déplacer, pas le climat

Selon le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat, nous devons réduire nos émissions de CO2 de 50 à 80% si nous voulons avoir la moindre chance de limiter le réchauffement planétaire à 2° C. Néanmoins, les émissions de CO2 dues au transport continuent à augmenter. Les Verts reconnaissent entièrement le besoin de mobilité mais nous devons être plus efficaces dans les modes de transport que nous utilisons; nous devons adopter le mode de transport le plus approprié, et réduire si possible l’utilisation des transports. En premier lieu, les Verts veulent l’application du principe «pollueur-payeur» par lequel les usagers paient les coûts réels du transport, y compris les coûts sociaux et environnementaux.

Apprivoiser les marchés financiers

La crise financière qui a éclaté à la fin de l’année 2008 a mené à des banqueroutes, un chômage accru et des crises économique et sociale généralisées. Elle trouve son origine dans la dérégulation néolibérale de l’économie mondiale et est alimentée par la profonde interdépendance des marchés. En premier lieu, les Verts veulent une régulation efficace du secteur financier mondial et une plus grande transparence des marchés.

Une alimentation sûre, diversifiée et durable pour l’Europe

La culture alimentaire européenne est menacée dans toute sa diversité. Un modèle de production alimentaire industriel et fortement subventionné, tant pour l’agriculture que pour la pêche, a pollué notre environnement et notre alimentation, éliminé de nombreuses variétés traditionnelles, et a épuisé nos ressources halieutiques. Les politiques alimentaires “vertes” respectent les limites environnementales de la production d’alimentation en interdisant les OGM, en supprimant les subventions aux pratiques agricoles désastreuses et en réduisant la taille des flottes de pêche.

Lutter pour une Europe de l’inclusion sociale

La mondialisation économique portée par l’UE a largement renforcé les inégalités sociales tout en mettant en péril les normes sociales et le financement public des services sociaux fondamentaux. Les Verts estiment que les règles du marché intérieur ne devraient jamais primer sur les droits sociaux fondamentaux. En premier lieu, les Verts réclament une directive européenne visant à protéger les services sociaux et sanitaires face au marché, reconnaissant la primauté de la politique sociale sur la politique économique. .

Une Europe de l’égalité des chances et des droits

La dimension sociale de l’UE n’évolue pas au rythme où elle devrait. Les États membres peuvent toujours se livrer une concurrence déloyale, en proposant les conditions de travail et de vie les plus médiocres aux investisseurs. Les Verts considèrent que chaque travailleur est en droit de percevoir le même salaire et de bénéficier des mêmes conditions pour un même travail sur le même lieu de travail. En premier lieu, les Verts veulent une réglementation européenne sur le détachement des travailleurs, un revenu minimum décent, des temps de travail effectifs et sans clause de non-participation nationale.

Un développement durable dans un monde équitable

Le double défi qui consiste à lutter contre les changements climatiques tout en permettant un développement durable et une justice sociale au niveau mondial peut sembler contradictoire mais peut et doit être relevé conjointement. L’UE doit montrer l’exemple, en réduisant son empreinte écologique à une taille honorable au niveau mondial et favoriser, par l’intermédiaire de ses politiques commerciales et d’investissements, un modèle économique durable dans les pays partenaires les plus pauvres. En premier lieu, les Verts veulent une révision complète de la stratégie commerciale agressive de l’UE intitulée «L’Europe dans le monde».

Démocratie du processus décisionnel européen

La plupart des citoyens européens ont le sentiment qu’ils ne sont pas en mesure d’influencer ce qui se passe dans l’UE. Beaucoup de compétences étant passées au niveau communautaire, les États membres en profitent pour dissimuler leurs propres compétences et responsabilités derrière un écran de fumée. Les Verts veulent contrecarrer l’érosion de la démocratie en veillant à ce que la législation communautaire soit élaborée et appliquée de sorte que les citoyens puissent comprendre facilement qui peut être tenu responsable. En premier lieu, les Verts veulent renforcer les bureaux où les citoyens peuvent adresser leurs plaintes, encourager l’accès du public aux documents et contrôler l’influence des groupes d’intérêt.

Une Europe qui promeut la paix et la résolution des conflits

Les conflits résultent souvent de violations de droits fondamentaux et du manque d’accès aux ressources. Les Verts veulent une politique étrangère efficace qui pose des limites claires à l’intervention militaire. En premier lieu, les Verts veulent accorder un droit de regard au PE en matière de sécurité.

L’immigration, une occasion à saisir

L’Europe a besoin des migrants. L’Union a l’obligation morale et légale d’offrir l’asile aux réfugiés réellement dans le besoin. Les Verts veulent des mécanismes clairs pour encadrer l’arrivée des migrants et leur travail légal dans le pays d’accueil ainsi que des procédures d’asile efficaces et cohérentes qui mettent l’aspect humain au centre de la problématique. En premier lieu, l’UE devrait reconnaître qu’elle a besoin de l’immigration, accorder l’égalité de droits entre les migrants légaux et les résidents de l’UE et intégrer les normes en matière de droits de l’homme dans la législation relative à l’asile.