Ordonné prêtre en 1951, il enseigne ensuite la théologie.

Il participe au concile du Vatican II, où il se présente comme adepte de valeurs modernes, mais ces convictions semblent évoluer vers le conservatisme après les mouvements sociaux de 1968 en Europe.

En 1977, il est nommé évêque de Munich, avant d'accèder à la dignité de cardinal la même année.

Joseph Ratzinger intègre ensuite le cercle le plus proche du nouveau pape Jean-Paul II.

En 1981, il est nommé préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (organe héritier de l'Inquisition), poste important qui lui permet de combattre tout ce qui lui paraît menacer les dogmes du catholicisme, comme la théologie de la libération, très en vogue en Amérique latine. Prenant de plus en plus d'importance, il est à l'origine de la condamnation par le pape de l'homosexualité, ainsi que du féminisme.

En 2000, le cardinal Ratzinger provoque également la colère des autres religions chrétiennes lorsqu'il réaffirme formellement la primauté de l'Eglise catholique sur les autres Eglises.

Admiré par ses pairs pour son érudition et son intelligence, il est élu pape en avril 2005, succédant à Jean-Paul II dans une logique conservatrice de continuité de l'action papale, ce qui provoque la consternation dans les milieux progressistes catholiques.

Ses premières années sont de fait marquées par une attitude très rigoureuse et fermée à toute évolution.