Dix stations de ski, fédérées par l’Association Nationale de Maires de Station de Montagne (ANMSM), et avec l’appui technique et financier de l’ADEME, ont décidé en 2008 de se lancer dans la réalisation de leur Bilan Carbone.

Un important et délicat travail de recueil de données permet ainsi de calculer l’impact des diverses infrastructures et activités sur l’environnement.

Si la méthode des Bilans Carbone commence à être bien établie, son application à des territoires fortement marqués par leur positionnement comme stations de ski est une première.

Le touriste qui fréquente la station vient d’abord pour pratiquer son loisir favori. Il ne pense donc pas toujours à l’incidence de ce choix sur la planète. Le but de cette recherche n’est évidemment pas de stigmatiser l’activité dominante de chacune des communes engagées, mais au contraire d’identifier les voies de progrès.

Les résultats seront d’ailleurs communiqués par l’ANMSM de manière globale : la comparaison de station à station n’aurait aucun sens, chacune ayant son histoire et ses contraintes. En revanche, la comparaison dans le temps permettra de mesurer les progrès réalisés par chacun.

De grandes tendances se dégagent déjà

La moitié de l’impact Carbone d’un séjour au ski est dû au déplacement depuis le lieu de résidence. Les progrès sur cette thématique sont indispensables, mais ils relèvent d’autorités extérieures à la station : industriels du transport aérien, ferroviaire ou automobile, pouvoirs publics en charge des politiques de transport en particulier.

Un quart de l’impact est dû aux bâtiments. L’amélioration de leurs performances énergétiques est un enjeu concret qui peut donner des résultats appréciables. La décision relève des propriétaires privés, qui vont y être incités par l’évolution législative (« Grenelle II »).

Reste donc un quart de l’impact Carbone qui découle des activités quotidiennes de la station : déplacements internes, damage et remontées mécaniques, approvisionnements divers …

A noter également : cet hiver 2009, Val d'Isère a décidé de ne plus saler ses rues afin de limiter toute pollution superflue.

Le Bilan Carbone de Val d’Isère permettra de déterminer les éléments nécessitant des efforts plus particuliers.