Ce n’est pas une analyse de leur concentration chimique dans l’air ambiant, ni même un calcul des émissions qui se produisent sur le territoire - sorte d’inventaire qui se traduirait par l’élaboration d’un “cadastre CO2” - mais une collecte de données chiffrées de toutes sortes permettant d’évaluer la quantité de gaz émis sur le territoire et en amont.

La méthode Bilan Carbone a été mise au point pour parvenir à estimer ces émissions sur la base de données qui ne sont pas physiques, mais chiffrées.

Le résultat est obtenu grâce à une confrontation de calculs et d’observations. Les chiffres permettant de convertir les données observables en émissions de gaz à effet de serre, exprimées en équivalent carbone, sont appelés des “facteurs d’émission”.

Pour établir ces facteurs d’émission, les cycles de vie des matériaux et des fluides sont étudiés. Ainsi, pour calculer le contenu en équivalent carbone d’un kWh électrique fourni et consommé par l’utilisateur, il a été pris en compte les émissions dues :

  • à l’énergie primaire utilisée pour faire un kWh à la sortie de la centrale ;
  • à la construction de l’appareil de production (centrale, panneau solaire, éolienne…) ;
  • aux pertes en ligne…

Il en est de même pour tout autre produit : pour le papier, par exemple, on partira de l’arbre abattu et on le suivra jusqu’à son incinération ou son recyclage en passant par sa transformation, sa commercialisation et son utilisation et son transport à tous ces stades.