Sonia, jolie black, mariée, quatre enfants, et aide familiale dans sa cité, a du pain sur la planche : un de ses fils adolescent qui flirte avec la petite délinquance, une de ses filles enceinte de sept mois qui ne sait même pas qui est le père de son enfant, et un mari qui vient de perdre au jeu tout l’argent prévu pour la fête de son aînée, qui se marie dans l’après-midi !

Bref, une famille au bord de l’implosion, que la mère gère avec une fougue irréductible.

Car pour Sonia, il n’y a pas de problème qui n’ait sa solution ; surtout quand Robert, son voisin de palier octogénaire, est là pour l’aider…

Les hauts et les bas des défavorisés d’une France troublée par les tensions raciales… ça aurait pu donner lieu à un film sombre, pessimiste, désespéré.

Pourtant, Aide-toi, le ciel t’aidera reste une comédie néo-réaliste, et l’héroïne de François Dupeyron (C’est quoi la vie, La Chambre des officiers, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran) n’est pas du genre à se laisser aller.

Sonia garde la foi de s’en sortir car c’est l’espoir qui guide sa raison. Forcée de ne compter que sur elle-même, remplie d’une énergie vitale électrisante (formidablement rendue par son interprète Félicité Wouassi), elle illumine son lot quotidien.

Les images de Yves Angelo (le réalisateur des Âmes grises est ici directeur de la photographie) baignent d’ailleurs dans des nuances d’or qui bravent d’autant plus la précarité sociale des personnages.

Aide-toi, le ciel t’aidera : comme une vraie leçon de vie.