Un peu plus de deux millions de personnes souffriraient d'illettrisme en France.

Environ un million sont des personnes dont la langue maternelle n'est pas le français.

Plus de 500 000 sont des personnes de plus de 65 ans qui ont pu oublier certaines notions, mais surtout qui ont été scolarisées à une époque où l'école n'était obligatoire que jusqu'à douze ans et où les travaux des champs puis de l'usine primaient sur les travaux scolaires.

Plus de 700 000 individus touchés par l'illettrisme sont d'origine française et ont moins de 65 ans ; certains d'entre eux sont titulaires d'un diplôme au moins équivalent au CAP, mais ils ont perdu une partie de leur compétence en raison d'un manque de pratique de la lecture et de l'écriture après la fin de leur scolarité.

On peut donc dégager les traits suivants de la population illettrée:

-l'illettrisme est plus répandu parmi les personnes nées à l'étranger que parmi celles nées en France:

-l'illettrisme est plus fréquent chez les personnes âgées:

-l'illettrisme est lié à un départ difficile dans la vie (handicaps divers, qui sont culturels, familiaux, financiers, scolaires ou de santé) et aussi à des handicaps dans le déroulement de la vie d'adulte (chômage, isolement).

Les problèmes d'illettrisme des parents sont toujours des sources de difficultés pour la scolarité des enfants.

L'illettrisme tend ainsi à se reproduire d'une génération à l'autre.

L'illettrisme participe à l'exclusion sociale et à l'exclusion du marché du travail.