Si l'on suppose que tous les prix augmentent dans la même proportion, alors l'inflation est sans conséquence.

Dans ce cas, les salaires, qui constituent le prix du travail, augmentent effectivement de façon identique et le pouvoir d'achat est intact.

Personne n'est alors lésé par l'augmentation des prix.

Mais le problème posé par les processus inflationnistes est que les prix n'augmentent justement pas dans les mêmes proportions, comme le postule la théorie quantitative classique.

Avec le temps, les différences de prix entre les produits s'accentuent même nettement.

C'est cette modification des relations entre les prix qui est réellement à l'origine de l'inflation.

Ces changements ont notamment des conséquences sur la répartition des richesses.

Les différents intervenants du marché passent effectivement des contrats, dans lesquels l'inflation n'est pas prise en compte de façon adéquate du fait de la difficulté à prévoir l'évolution des prix, ce qui entraîne une redistribution des capitaux entre les entreprises.

C'est à ce stade que les effets de l'inflation deviennent réellement négatifs.