Il se passe de drôles de choses dans l’univers de Thomas Fersen, un univers où le maître baptise les objets.

Dans le nouvel échantillon qu’il en livre, «Trois petits tours», on croise donc plusieurs valises et malles (toutes ne finissent pas aussi mal que Germaine), quelques douaniers, un ukulélé, «avorton de guitare» (un de ses instruments fétiches), un concombre et, parmi toute une ménagerie, une mouche auvergnate de souche.

Dès son premier bal (des oiseaux), voici quinze ans, Thomas Fersen a installé un monde particulier, singulier en diable.

Poète de l’absurde aux histoires cocasses autant qu’imagées, il peine parfois à renouveler son inspiration. Ce n’est pas le cas ici.

Puissent ces «Trois petits tours» en annoncer de nombreux autres.