La chaleur produite n'est plus évacuée vers l'espace mais reste confinée au niveau de l'atmosphère terrestre.

La lumière du soleil atteint le sol. Une partie des rayons est absorbée. Le reste est réfléchi sous forme de rayons infrarouges.

Or l'air contient des gaz qui arrêtent une partie des rayons réfléchis par la Terre.

Ceux-ci réchauffent l'atmosphère. Si l'effet de serre ne s'exerçait pas, la température de la Terre serait en dessous de zéro. Mais le développement industriel et agricole est responsable d'un dégagement croissant de gaz et participe à l'accroissement trop rapide de l'effet de serre.

C'est le savant suédois Svante Arrhenius qui le premier énonça la théorie de l'effet de serre. Dans ses conclusions, il montrait la relation de cet effet avec la consommation de charbon.

Conséquences de l'effet de serre

Sous l'action de différents gaz (notamment le dioxyde de carbone) la température moyenne de la Terre augmente. En 1890, la température moyenne du globe était de 14,5°C. Elle a atteint 15,2°C en 1990.

Cette augmentation pourtant infime a de graves conséquences sur l'environnement.

Les pôles voient leur calotte glacière fondre, entraînant ainsi une montée des eaux. Depuis 1982, le niveau des océans aurait monté de 0,2 mm.

Solutions pour l'effet de serre

En 1992 à Rio, la Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement a attiré l'attention des pays du monde sur les risques écologiques majeurs qu'entraînerait une trop forte augmentation de l'effet de serre, et a rédigé une Convention sur le climat pour la protection de l'atmosphère.

En 1997, le Sommet de Kyoto a étudié les moyens de limiter le réchauffement de la Terre. Cent cinquante neuf pays, dont les Etats-Unis, ont conclu un accord afin de réduire leurs émissions de gaz (en particulier le dioxyde de carbone dont l'importance est attribuée à l'utilisation toujours croissante des énergies fossiles : pétrole, gaz naturel, charbon) à 6% par rapport à 1990, entre 2008 et 2012.

Les Européens devront, d'après les engagements pris pendant le Sommet, réduire globalement de 8% les émissions de gaz (de 0% pour la France, dont l'énergie est surtout nucléaire), les Américains (qui sont les premiers émetteurs mondiaux) de 7% et les Japonais de 6%.

Pour les Etats-Unis, 7% de baisse des émissions de gaz représentent une réduction de 30% de la consommation d'énergie.

Malheureusement, seuls la Suisse, le Luxembourg, l'Allemagne et les Pays-Bas semblent, à ce jour, avoir réussi à maîtriser leurs rejets.

Le réchauffement climatique apparaît au premier plan fin 2006, avec deux événements : un film produit par Al Gore (ancien vice-président américain) et le rapport Stern (économiste britannique), annonce pour la planète un avenir alarmant : le PIB mondial pourrait ainsi baisser de 5 à 20%, ce qui coûterait environ 5 500 milliards à l'économie mondiale, crise qui pourrait s'apparenter aux chocs des grandes guerres ou à la crise mondiale de 1929.



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