Tsunami : prévenir les catastrophes naturelles
Par Blog2news, dans Environnement
Un Tsunami est une onde océanique solitaire (ou série d’ondes, selon les définitions), une immense vague, ayant pour origine un tremblement de terre, une éruption volcanique sousmarine ou la chute dans la mer de grands pans de falaises ou de glaciers et provoquant de graves dégâts quand elle déferle sur une côte.

Le ou les raz-de-marée qui s’ensuivent désignent les vagues dévastatrices qui frappent les côtes. Le 26 décembre 2004 a lieu le cinquième séisme le plus violent depuis 1900 : le séisme de Sumatra, en Indonésie, a atteint une magnitude de 8,9 sur l’échelle de Richter.
Son épicentre se situe à environ 250 km au sud-sud-est de Banda Aceh. La profondeur de son foyer est de l’ordre de 33 km.
La cause de ce séisme est liée à la subduction de la plaque indo-australienne sous la plaque indochinoise. À l’ouest de Sumatra, la plaque indienne avance à une vitesse d’environ 5 à 6 centimètres par an par rapport à la plaque indochinoise dans la direction nord-nord-est.
La rupture principale a eu lieu sur un segment de faille long d’au moins 400 km faisant glisser la plaque indo-australienne d’une vingtaine de mètres en direction du nord-est. Le déplacement de plus de 20 mètres des plaques tectoniques au large de Sumatra a libéré la puissance de 30 000 bombes atomiques.
Le tsunami généré par ce séisme a été observé sur tout le pourtour du Golfe du Bengale et jusqu’aux côtes de l’Afrique (Somalie, Tanzanie, Kenya, Madagascar) et a engendré une catastrophe majeure historique : plusieurs vagues successives ont endommagé un très grand nombre d’installations côtières et occasionné plus de 220 000 morts.
Si l’Homme ne peut empêcher les tsunamis, il est toutefois capable aujourd’hui d’amoindrir leurs effets désastreux. Le tsunami du 26 décembre 2004 révèle l’importance du rôle des facteurs socio-économiques dans la mise en place d’un développement durable des modes de prévention des catastrophes naturelles. En effet, dans cette région du monde, plus de 70 % de la population vit dans les zones côtières. La population est donc très exposée aux tsunamis. Les mangroves constituent des barrières naturelles qui protègent de l’érosion, des inondations, des effets des cyclones, des raz-de-marée. L’exploitation des ressources de la mer a entraîné, en cinquante ans, la destruction des deux tiers des forêts de mangroves en Asie du Sud-Est.
La destruction des barrières coralliennes, due à la pêche à l’explosif en particulier, rend les côtes plus vulnérables. Enfin, aucun centre de surveillance n’existe dans l’océan indien, tout comme aucun réseau de surveillance, ce qui aurait permis de diffuser l’information. Les absences cumulées de ces modes de prévention et prévision des tsunamis ont orienté les conséquences de ce séisme vers une catastrophe majeure.