L’île connaît une forte croissance économique grâce à l’essor du tourisme qui est devenue la principale activité économique devant la production de café ou de sucre.

Les touristes rejettent des tonnes de déchets (doublement du volume des déchets produits entre 1994 et 2000) et aucune infrastructure n’est prévue pour traiter et recycler ces déchets domestiques et industriels

Les ordures sont alors stockées en plein air, dans la périphérie de Saint-Domingue, sans contrôle ni surveillance.

Les nuisances sont nombreuses et graves pour les habitants et les touristes : propagation de maladies, odeurs nauséabondes, émanation de gaz toxiques, dégradation du paysage, pollution du sol par les infiltrations et de l’air par les fumées des déchets incinérés.

La stratégie de sortie de crise par la débrouillardise quotidienne a fini par créer de nouveaux gisements de ressources insoupçonnés jusque-là.

Et une décharge, c’est aussi une mine pour les plus démunis, la possibilité d’une économie parallèle indéniable pour qui veut bien prendre le temps, puisque le tri n’a pas été préalablement fait.