C’est l’action d’érosion de la mer qui l’a creusé dans des terrains de craie du crétacé supérieur qui forment de hautes et très abruptes falaises comparables à celles de Dieppe ou d’Étretat et qui témoignent de l’incessant rajeunissement des reliefs.

Plans d’eau, marais, dunes et prés-salés composent un paysage entre terre et eaux. Au pied des falaises de craie se trouvent des terrains de très faible hauteur, incessamment battus par les vagues.

Ce sont des dépôts pour partie fluviatiles, mais essentiellement mixtes (fluvio-marins) ou typiquement marins (cordon littoral).

En effet, un écosystème très particulier est caractérisé par des vases très fines, des végétaux, fréquemment battus par la mer, adaptés à supporter la forte salinité de ces milieux.

De nombreux vers et mollusques particuliers vivent dans ces vases, offrant de multiples nourritures à de très nombreux oiseaux (échassiers, canards…).

La réserve ornithologique du Marquenterre, située sur la rive nord de la baie de Somme en atteste. Ces nombreux oiseaux marins, pièces essentielles des équilibres de la vie marine, sont migrateurs et trouvent en ce parc ornithologique une escale bienvenue

Beaucoup d’activités sont liées à l’exploitation du milieu naturel et de ses ressources : élevage de bovins sur les prairies, d’ovins sur les prés-salés, pêche à pied (gisement de coques), chasse au gibier d’eau.

Dès les années 80, le Conservatoire du littoral y a effectué ses premières acquisitions, le département de la Somme engageant une politique de désignation de zones de préemption. En quelques années, plus de 7 000 hectares sur l’ensemble du territoire ont été réservés à la maîtrise foncière publique en faveur de la protection des espaces de nature. Aujourd’hui, la baie de Somme bénéficie de presque toutes les mesures de protection juridique applicables à un espace littoral.

Sa très large ouverture vers la Manche offre suivant les marées et les saisons, des paysages exceptionnels où l’écotourisme permet de découvrir la flore et les oiseaux migrateurs ainsi que la population de phoques veaux marins qui s’est installée.