Logiciels et licence Copyleft
Par Blog2news, dans Logiciels
Pour les licences libres, la liberté d'utiliser et modifier le logiciel est inconditionnelle, aucune limitation ou contrainte ne pèse sur l'utilisateur tant que le logiciel reste à l'intérieur de son organisation.

En revanche, en cas de redistribution à l'extérieur de son organisation, l'exigence de conserver la licence initiale va départager nettement trois familles de licences libres :
Licence de type copyleft fort : la redistribution du logiciel avec ou sans modification peut se faire mais toujours sous la licence initiale. De plus tous les composants, associés de quelques manières que ce soit avec le logiciel afin de constituer un nouvel ensemble logique plus vaste, seront couverts par la licence initiale. Par exemple, le noyau Linux étant sous licence GPL, le nouveau système de fichier Ext4 en cours de développement sera intégré sous licence GPL.
Licence de type copyleft faible : la redistribution du logiciel avec ou sans modification peut se faire mais toujours sous la licence initiale. Il est toutefois possible d'ajouter pour de nouvelles fonctionnalités, du code sous d'autres licences, éventuellement propriétaires. Par exemple, pour OpenOffice.org sous licence LGPL, la société Sun propose StarOffice, toujours sous licence LGPL mais augmenté de greffons propriétaires.
Licence de type sans copyleft : la redistribution du logiciel avec ou sans modification peut se faire sous une autre licence. Par exemple, des composants du système d'exploitation FreeBSD sous licence libre BSD sont utilisés pour réaliser le système d'exploitation Mac OS X. L'ensemble est redistribué sous une licence propriétaire.
Contrairement à l'opinion répandue, aucune licence de logiciel libre n'oblige à reverser ses développements spécifiques. Les licences de type copyleft demandent seulement que les personnes qui recevront votre version disposeront de conditions d'utilisation identiques à celles que vous avez reçues ; il s'agit simplement d'une exigence de réciprocité.