Histoire de la Coupe Davis

L'Américain Dwight F. Davis, étudiant à Harvard et tennisman de qualité, propose un International Lawn-Tennis Challenge Trophy, qu'il dote d'une coupe en argent de 217 onces (6 kg) et 33 centimètres de hauteur, opposant Américains et Britanniques.

Cette compétition se déroule les 8, 9 et 10 août 1900 sur les courts en gazon du Longwood Cricket Club de Boston et voit la victoire des Américains.

La Coupe Davis est née.

La deuxième édition, en 1902, est de nouveau remportée par les États-Unis, mais, en 1903, la Grande-Bretagne, grâce aux frères Hugh et Reginald Doherty, s'approprie le Saladier d'argent.

La compétition accueille de nouveaux participants : la France, la Belgique et l'Australasie (Australie, Nouvelle-Zélande et Nouvelle-Guinée) en 1904, l'Allemagne et le Canada en 1913, etc.

Jusqu'en 1972, la Coupe Davis se déroulera selon une formule immuable, le Challenge Round : le tenant du titre est qualifié d'office pour la finale et défend son trophée contre un adversaire issu des éliminatoires.

La Coupe Davis sera marquée par de glorieuses équipes : les États-Unis, emmenés par Bill Tilden, s'imposent sept fois consécutivement, de 1920 à 1926 ; les « Mousquetaires » français (Jean Borotra, Jacques Brugnon, Henri Cochet, René Lacoste) sont six fois vainqueurs de 1927 à 1932 ; entre 1950 et 1967, l'équipe d'Australie, dirigée par Harry Hopman et qui peut compter sur des joueurs de grand talent (Ken Rosewall, Lewis Hoad, Rod Laver, Roy Emerson, John Newcombe, Tony Roche), remporte quinze fois le Saladier d'argent.

En 1981, la Coupe Davis est réorganisée : différentes « divisions », avec montée et relégation, sont constituées, les seize meilleures équipes s'affrontant dans le groupe mondial.

De plus, le parrainage et les primes sont autorisés.

Dès lors, le succès populaire de la Coupe Davis ne se démentira plus, comme peut en témoigner le retentissement des succès de l'équipe de France en 1991, 1996 et 2001.