Si beaucoup de personnes sont attirées à un moment ou à un autre par la pratique de l'équitation, une forte proportion d'entre elles se détourne de ce sport après un temps plus ou moins long.

Cette lassitude est observée chez les débutants, dont 35 % environ abandonnent la pratique du cheval chaque année.

Chez les cavaliers confirmés, la proportion d'abandons tombe à 7 %, mais 40 % font des arrêts temporaires.

Les clubs sont désignés comme responsables de cette attitude dans 60 % des cas, et les raisons le plus fréquemment invoquées par les anciens pratiquants sont la routine (la pratique du manège...), l'insuffisance et les limites de l'instruction.

Héritée d'un passé militaire, l'instruction du manège est perçue comme ennuyeuse. Bien souvent, les cavaliers montent des chevaux très automatisés par des pratiques répétitives, qui répondent plus aux ordres donnés par l'instructeur aux cavaliers qu'aux ordres donnés par leur propre cavalier, quand ils n'anticipent pas les ordres ou ne suivent pas tout simplement le cheval qui les précède!

Du coup, un débutant ne peut savoir si le mouvement qu'il a effectué a réellement décidé le cheval à changer de direction ou d'allure.

Il est donc clair que les débutants ont besoin de structures d'apprentissage moins rigides, permettant, par exemple, la pratique de la randonnée.

Malgré ces quelques problèmes, il est certain que l'équitation se développera dans l'avenir. En effet, la pratique des randonnées en forêt, ou en tout autre lieu, est en phase avec les préoccupations écologiques actuelles.

Le cheval, véhicule silencieux et non polluant avec lequel une complicité peut s'instaurer, est le compagnon idéal pour visiter une région et profiter des beautés de la nature.