Le Bois de Boulogne
Par Blog2news, dans Tourisme Voyage
Le bois de Boulogne est un grand parc public de 846 ha, aménagé dès 1852 par Alphand (lacs, cascade, allées). Il comprend aussi deux hippodromes (Auteuil, Longchamp), le Jardin d'acclimatation, le parc et les roseraies de Bagatelle.
Le bois s'étend entre les anciennes fortifications et la Seine, entre Neuilly au nord et Boulogne au sud. Partie intégrante du territoire de la Ville de Paris, il est entièrement situé dans les limites du XVIe arrondissement.
Le bois de Boulogne dans l'histoire
Le bois de Boulogne est ce qui subsiste de l'immense forêt du Rouvre, ou de Rouvray (c'est-à -dire de chênes rouvres), qui s'étendait au nord-ouest de Paris et enveloppait les collines environnantes. Philippe IV le Bel, pour commémorer un pèlerinage à Notre-Dame de Boulogne, avait fait édifier, sur le territoire du hameau des Menus, une église dédiée à Notre-Dame de Boulogne. L'église a disparu mais le nom de Boulogne est resté.
En 1460, Louis XI chargea Olivier Le Daim de la remise en ordre du bois après la guerre de Cent Ans. Deux routes furent alors percées : l'une de Passy à Boulogne, l'autre de Passy au bac de Neuilly. En 1531, François Ier se fit bâtir le château de Madrid au carrefour de l'actuelle porte du même nom, mais le bois était encore suffisamment mal fréquenté pour que son fils Henri II tente de le protéger par une haute muraille percée de huit portes, que Louis XIV fera ouvrir au public. Sous le règne d'Henri IV, 15 000 mûriers furent plantés dans le bois. Louis XIV dictera les premières règles de conservation et de renouvellement des massifs forestiers.
Par ailleurs, afin d'adapter le bois aux nécessités de la chasse à courre, il fit percer des allées droites réunies en étoiles.
Au XVIIIe siècle, de belles demeures furent construites autour du bois : les châteaux de la Muette et de Neuilly, la folie Saint-James, Bagatelle et le Ranelagh ; seul Bagatelle a réchappé aux destructions de la Révolution. Il fallut attendre le second Empire pour que le bois de Boulogne redevienne un lieu de promenade fréquenté.
En 1848, il devint propriété de l'État et, en 1852, Napoléon III le céda à la Ville de Paris avec obligation pour celle-ci de l'aménager en promenade publique et de l'entretenir. 95 km de routes furent établies, le bois fut agrandi jusqu'à la Seine et débarrassé de son enceinte. En 1852 et 1855, le paysage fut entièrement transformé. Aux allées en ligne droite, succédèrent des allées sinueuses ; seules subsistèrent, avec leur tracé rectiligne, l'allée de la Reine-Marguerite et l'avenue de Longchamp.
C'est durant cette période que furent aménagés le lac Supérieur et le lac Inférieur (avec ses deux îles) reliés entre eux par une cascade. Puis, de 1855 à 1858, l'hippodrome de Longchamp fut construit et trois rivières furent créées. Partant du lac Inférieur, elles s'écoulent vers les étangs de la porte de Neuilly, la mare Saint-James et la cascade du carrefour de Longchamp.
La forêt fit l'objet de soins particuliers : plus de 400 000 arbres sont plantés. Des massifs de fleurs furent installés dans les endroits les plus fréquentés. De grandes aires de jeu firent leur apparition, ainsi que des pavillons, chalets ou simples abris pour le promeneur. Des concessions furent accordées à des sociétés. C'est le cas du jardin d'Acclimatation ou du Pré Catelan. Ces travaux, qui ont duré près de six ans, furent suivis de près par Napoléon III et l'impératrice Eugénie.
Plus récemment, le passage du boulevard périphérique a entraîné la percée d'un souterrain sous le lac Supérieur et la traversée d'une partie du Jardin fleuriste municipal. La tempête qui s'est abattue sur la France en décembre 1999 a provoqué des dégâts considérables dans le bois de Boulogne, détruisant sur son passage près de 130 hectares.