Produit en marge des majors et confié à Neil Burger (“Interview with the assassin”, inédit chez nous), un réalisateur issu des cénacles indépendants, “L’illusionniste” s’apparente à un conte de fées pour adultes empreint de romantisme policé, de violence contenue et de ruse savamment employée.

Et si la mise en scène suit la voie d’un classicisme élégant, chaque plan y est néanmoins travaillé, décomposé et mis en valeur, histoire de rendre justice au texte de Steven Millhauser (“Eisenheim the illusionist”) dont le film s’inspire.

Les couleurs chaudes et le grain de pellicule usé confèrent, quant à eux, un style intemporel à ce long métrage tourné à Prague.

Au final, on ne sait plus vraiment où commence la magie et où se termine l’illusion.

Mais n’est-ce pas là le tour de prestidigitation demandé à tout cinéaste digne de ce nom?