Le pouvoir législatif fait la loi, mais ne juge pas. Le juge ne peut pas changer la loi, mais il doit l’appliquer.

Cette indépendance garantit l’impartialité et la neutralité des juges pour les affaires qu’ils ont à juger.

La neutralité implique que le juge va décider en fonction de l’affaire et de la loi qui doit s’appliquer, mais pas en préférant l’une ou l’autre des parties qui s’opposent au procès.

L’indépendance de la justice se manifeste aussi dans la carrière des magistrats.

En France, le pouvoir judiciaire est administré non pas par l’État, mais par un organe indépendant, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) ; les juges sont recrutés pour leurs compétences et doivent se former à l’École nationale de la magistrature (ENM).

Ils sont nommés par l’État, mais ils ne peuvent pas être renvoyés par lui : ils ne peuvent donc pas être menacés directement par le pouvoir politique.