Il entre véritablement dans le monde de l’ukiyo-e au début de l’ère Tenmei (1781- 1789) grâce à sa rencontre avec l’éditeur Tsutaya Jûzaburô.

Sous son patronage, il produit un grand nombre de chefs-d’oeuvre tel Le livre des Insectes (Ehon Mushi erami) en 1788, puis Les Souvenirs de la marée basse et Les cent Crieurs qui seront suivis de nombreux autres livres dont le célèbre Annuaire des maisons vertes.

Très influencé par Kiyonaga, il se spécialise dans les scènes de la vie quotidienne dans lesquelles il accorde une place importante aux relations des enfants avec leur mère, comme la série Yamauba to Kintoki.

Il développe également un style de représentation de beautés féminines (bijin-ga) très personnel, emprunt d’élégance, de raffinement et nuancé d’érotisme.

Poursuivant la voie des peintres de l’école Katsukawa, Utamaro invente le genre du portrait en buste dès 1791 : il reste ainsi cĂ©lèbre pour ses merveilleux portraits Ă´kubi-e de courtisanes de Yoshiwara, d’une grâce extrĂŞme se dĂ©tachant dĂ©licatement sur un fond agrĂ©mentĂ© de pulvĂ©risations d’or et de mica (kirazuri).

Peintre au sens remarquable de la composition et à la maîtrise de techniques variées et sophistiquées comme l’utilisation de la gravure en relief, Utamaro est l’un des premiers artistes japonais à être apprécié en Europe au XIXe siècle et à qui Edmont de Goncourt a consacré la première monographie en France d’un artiste japonais en 1891.



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