La solution du bracelet électronique
Par Blog2news, dans Justice et Droit
Présenté en proposition de loi par le sénateur isérois Guy Cabanel, le bracelet électronique a été testé dans la région grenobloise dès 1997, avant d’être généralisé partout en France.
Aujourd’hui près de 3 000 personnes font l’objet d’un placement sous surveillance électronique. Par le biais d’un bracelet accroché au pied ou au poignet, et d’un boîtier situé au domicile du détenu, les services pénitenciers peuvent surveiller les horaires de sorties.
Ce système est réservé aux détenus à qui il reste moins d’un an de peine, et il est décidé par le juge d’application des peines. Sa mise en place a été motivée par une meilleure réintégration des personnes dans la société.
S’agit-il pour autant d’une solution contre la surpopulation ? Pour Patrick Motuelle, chef d’établissement de la maison d’arrêt de Varces, qui a vu les premières personnes en bénéficier, “le nombre de détenus en France est de 62 000, et le nombre de personnes en mesure restrictive de libertés est de 150 000.
Et ces deux chiffres augmentent car le taux d’élucidation des affaires est lui aussi en augmentation. Je ne pense donc pas que le bracelet électronique changera quoi que ce soit à la surpopulation
En revanche le plan immobilier qui en cours, avec déjà 13 200 places en plus, et 3 établissements supplémentaires en Rhône-Alpes, peut largement aider !”