Améliorer la protection judiciaire de la jeunesse
Par Blog2news, dans Justice et Droit
Le budget de de la justice 2008 permet de poursuivre le développement de l’éducation en prison, d’adapter la formation des éducateurs à la diversité des publics dont ils ont la charge et de renforcer les capacités d’hébergement
Lutter contre la récidive des mineurs
L’action éducative des personnels de la Protection judiciaire de la jeunesse s’exerce désormais dans les quatre établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM) ouverts en 2007 à Lavaur (81), Meyzieu (69), Quièvrechain (59) et Marseille (13). En 2008, la PJJ interviendra dans trois nouveaux EPM situés à Orvault (44), Porcheville (78) et Chauconin (77). Les 100 emplois supplémentaires alloués pour 2008 concourront à faire du passage en prison un temps dévolu à l’éducation et à la construction d’un projet de sortie.
Rénover la formation
L’Ecole nationale de protection judiciaire de la jeunesse sera transférée de Vaucresson à Roubaix. Elle y accueillera ses premiers élèves en septembre 2008. 7 M€ permettront l’achèvement du chantier en 2008. La formation sera modernisée. La création d’une direction des enseignements et de la recherche et une direction de l'ingénierie de la formation permettra une meilleure prise en compte des évolutions du métier d’éducateur au regard de la diversité des publics confiés à la Protection judiciaire de la jeunesse.
Disposer d’un hébergement plus adapté
En 2008, 130 places d'hébergement seront livrées.
118 places dans 10 centres éducatifs fermés (CEF) : 9 CEF associatifs situés dans la Marne, la Manche, le Rhône, le Puy de Dôme, le Bas-Rhin, la Somme, l'Aveyron, le Vaucluse, la Seine et Marne et un CEF public dans le Loiret.
Le foyer d'action éducative d'Angers verra sa capacité portée de 7 à 12 places.
En 2009, avec 4 ouvertures supplémentaires, 47 CEF totalisant 512 places seront disponibles. La prise en charge des questions de santé sera renforcée à titre expérimental dans 5 centres éducatifs fermés, avec le recrutement de psychiatres, de psychologues et d’infirmiers supplémentaires, répondant ainsi aux besoins des jeunes.