De tradition textile – aux portes de Lyon la soyeuse -, les Monts du Beaujolais doivent à leurs tisserands et à l’usage de la diffusion du tissage à domicile la création de multiples chemins …

Il fallait pouvoir en effet se rendre partout, pour répartir le travail. Coton vichy à Thizy, couvertures à Cours-la-Ville (c’est là qu’elle est née), tissus de coton à Amplepluis constituent les lettres de noblesse de ces bourgades paisibles.

Aujourd’hui, la région vit essentiellement de l’élevage et du bois. Elle est une destination idéale pour les amoureux de la nature, amateurs de balades à pied, à cheval ou en VTT, et de tranquillité.

Cette partie du Beaujolais est parfois surnommée « la petite Suisse ». Son sommet : le « toit du Rhône », le Mont Saint-Rigaud, culmine à plus de 1000 mètres d’altitude.

A l’extrême ouest, Thizy, était considérée, au siècle dernier, comme la capitale régionale du textile. Son marché aux tissus était en effet le plus important de la région. Autour de ce rendez-vous qui réunissait acheteurs de coton et vendeurs de pièces tissées, gravitent alors des dizaines d’entreprises spécialisées dans la fabrication et le traitement des étoffes de coton, et notamment du célèbre vichy.

Ce passé actif est retracé au sein de l’écomusée du Haut-Beaujolais, qui revient sur l’histoire textile de la commune, en présentant au public ourdissoirs, effilocheuses, machines à piquer et métiers à tisser restaurés par une équipe de passionnés.

A Thizy toujours, la distillerie Crozet fabrique, depuis 1875, sirops, crèmes de fruits, liqueurs à l’ancienne et fournit les très grands restaurateurs de la région Rhône-Alpes.

Les Monts du Beaujolais se caractérisent aussi par ses nombreuses petites églises romanes, ex-possessions des moines de Cluny. Deux exemples : l’église trapue de Saint-Mamert et son autel et l’église de Saint- Christophe-la-Montagne, l’une des plus belles de la région avec celle d’Avenas.