Les Bourgeois s’y font construire de belles demeures Renaissance et, avec la création de la première ligne de chemin de fer Paris-Lyon en 1854, la ville connaît un essor sans précédent.

Une expansion qui s’appuie sur le textile et la métallurgie et est marquée par les innovations mises au point par de grands hommes : Victor Vermorel invente les premiers appareils pour le traitement de la vigne, le pharmacien Jacquemaire conçoit la première Blédine pour les bébés.

La rue Nat’. Tel est le surnom donné par les Caladois à la plus longue rue de la ville. Vallonnée, épousant la forme d’une « colline à l’envers » la rue Nationale ouvre sur des cours intérieures et des « rues de traverse » qu’il faut prendre le temps de découvrir, derrière les façades étroites d’immeubles.

Le gothique rivalise avec le Renaissance italien et offre, au fil de maisons richement décorées et de petits hôtels particuliers, quelques beaux joyaux : la Maison de la Tourelle, d’où l’on a une vue superbe sur la collégiale Notre-Dame des Marais, la Maison de l’Italien, la seule à posséder une cour d’honneur donnant sur la rue, la Maison de Ville, édifiée par les échevins de Villefranche, brûlée par les protestants, puis reconstruite en pierres dorées.

La vague. C’est « La » Fête caladoise, par excellence. Un véritable phénomène de société, dont la tradition remonte au XIXè siècle, et qui a pris une ampleur absolument incroyable. Chaque année, en janvier, Villefranche vit, le temps d’un week-end, au rythme de ses « conscrits » (les « 20 ans », les « 30 ans », les « 40 ans » etc…) qui défilent, costumés et bras dessous bras dessus, dans la rue Nat. Chaque groupe de conscrits, qui prépare la fête des mois durant, a sa fanfare et ses majorettes. La ville est décorée, prête à accueillir « la Vague » qui déferle et attire de plus en plus de curieux.