Une décision qui a permis d’agir sur les émissions de gaz à effet de serre, sur les consommations d’énergie et sur les rejets de composés organiques volatiles.

Eliokem, établissement industriel spécialisé dans la chimie des polymères (caoutchoucs, synthétiques, résines, latex) se trouvait devant l’obligation de rénover ses chaudières pour respecter les nouvelles normes environnementales. Les responsables du site se sont rapprochés de l’ADEME et ont étudié avec elle toutes les solutions techniques envisageables. Jusqu'à se poser des questions non prévues au départ : celles des économies d’énergie et du traitement des rejets de composés organiques volatiles (COV) issus de la production. Résultat, un investissement de départ plus important mais une solution plus avantageuse à terme.

Des choix en faveur de l’environnement

Un bilan qui se traduit d’abord en termes d’économies de consommation d’énergies fossiles pour l’usine : -12 % dès 2008.

L’entreprise abandonne le fioul lourd pour le gaz naturel et réduit les émissions de gaz ”nuisibles” dans l’atmosphère. Responsables de l’effet de serre, le dioxyde de carbone et le monoxyde de carbone sont diminués de 46 %. Quant au dioxyde de souffre et à l’oxyde d’azote à l’origine des pluies acides, ils chutent dans des proportions importantes : presque totalement pour l’un (-99,9 %) et de plus de la moitié pour l’autre (-59 %).

Les 55 tonnes de COV “produites” par l’usine chaque année ne sont plus rejetées dans l’atmosphère. Conduits vers les chaudières, les COV seront désormais brûlés par oxydation thermique.

“Nous estimons à deux ans et demi le temps qu’il nous faudra pour rembourser le surcoût lié à notre décision d’aller plus loin qu’une simple mise aux normes - explique Joël Rasse, responsable maintenance et utilités du site. C’est un effort important mais que nous assumons pleinement étant donné les bénéfices pour l’environnement.” Eliokem prévoit de poursuivre avec la mise en place d’un second économiseur sur chaque chaudière en 2009. Ce projet nécessite la construction de nouvelles cheminées en inox mais il portera à 20 % la part de consommation d’énergie totale économisée.

A savoir pour agir

L’ADEME apporte une aide financière et un soutien technique aux études préalables réalisées pour l’industrie par des consultants extérieurs. Les études énergétiques financées par l’ADEME (jusqu’à 50 %) permettent de comparer les différentes solutions d’investissement et de détecter des gisements d’économies d’énergie sur les installations existantes.