Exprimées en valeur, ces dernières progressent de 5,5 % l’an en moyenne mobile sur trois mois en janvier. Le constat est toutefois moins favorable lorsque l’on porte attention aux évolutions en volume appréciées à partir des résultats des comptes nationaux trimestriels.

Au cours du quatrième trimestre 2007, les exportations de l’ensemble de l’industrie ont reculé de 2,2 % l’an. La progression des exportations mesurées en valeur est partagée par la plupart des grands secteurs industriels. Elle est un peu plus marquée pour ce qui concerne le secteur des biens d’équipement.

Les exportations d’Airbus ont pour leur part reculé d’un peu plus de 5 % en 2007. Après avoir bondi durant le premier semestre 2007, les importations de produits industriels ont plafonné à partir de l’été. Sur l’ensemble de l’année, le solde des échanges de produits industriels (FAB-CAF) s’est fortement dégradé.

Il s’inscrit à hauteur de 15,9 milliards d’euros contre 3,5 milliards l’année précédente. Le creusement du solde déficitaire des échanges de produits industriels explique l’intégralité du creusement du déficit de l’ensemble des échanges extérieurs intervenu en 2007.

A nouveau, les achats de produits manufacturés effectués par les ménages sont demeurés le moteur indéfectible de la demande de ce type de produits, prolongeant une tendance à l’oeuvre depuis plus de dix ans. Ces achats se sont toutefois quelque peu tassés en fin d’année dernière avant de se redresser en janvier.

Le dynamisme de la demande des ménages continue de soutenir en premier lieu les importations et non pas les producteurs installés en France. De la fin 2000 à la fin 2007, la consommation des ménages en biens de consommation a progressé de 21,7 %, les importations de ce type de biens ont avancé de 64,2 % et celle de la production sur le territoire de seulement 4,8 %.

GFI - Coe-Rexecode - Tableau de bord de l’industrie française - Mars 2008