Immobilier : le métier de diagnostiqueur
Gaz, termites, plomb, amiante, performance énergétique et bientôt état des installations électrique ou d'assainissement... Depuis une dizaine d'années, la liste des points à contrôler avant la vente ou, pour certains, la mise en location d'un bien immobilier ne cesse de s'allonger.
«Diagnostiqueur immobilier, c'est un métier récent », explique Sylvain COOPMAN, le Délégué général de la Chambre des diagnostiqueurs immobiliers FNAIM. « Les premières structures sont apparues voici une dizaine d'années, avec les contrôles liés à l'amiante. Elles ont ensuite grandi avec la loi Carrez, puis la recherche du plomb dans les peintures et des termites. »
Ces dernières années, la profession s'est développée à mesure que la liste des contrôles s'allongeait. Depuis quelques semaines, une nouvelle étape a donc été franchie.
Depuis le 1er novembre dernier, les techniciens qualifiés qui réalisent les diagnostics plomb, amiante, termites, performance énergétique et gaz doivent avoir validé leurs compétences par une certification.
DIAGNOSTIC PAR DIAGNOSTIC
« Pour espérer l’obtenir, un diagnostiqueur doit suivre une formation, ou au moins une remise à niveau. S'il se présente en candidat libre, il risque en effet d'avoir beaucoup de mal à réussir l'examen ». En interne, la FNAIM propose donc des cursus réservés aux diagnostiqueurs au sein de l'Ecole supérieure de l'immobilier (ESI). « Nous allons essayer d’offrir une palette de modules assez large, de façon à former des diagnostiqueurs lambdas, sans que cela soit péjoratif. Pour ceux qui souhaitent acquérir une spécialisation plus pointue, nous mettrons en place des diplômes universitaires. »
Onze organismes sont habilités par le Comité français d'accréditation (Cofrac) à décerner le précieux sésame. La certification ne concerne que la personne physique à qui elle est accordée, et pas une structure dans son ensemble. De plus, elle n'est attribuée que diagnostic par diagnostic. « Concrètement, cela signifie par exemple qu'un diagnostiqueur certifié amianteplomb pourra intervenir en compagnie d'une autre personne, certifiée gaz et performance énergétique. »
Au 26 octobre dernier, on comptait 4364 diagnostiqueurs certifiés « DPE », 3504 « amiante », 3154 « plomb », 1998 « termites » et 1621 « gaz ». Certains multiplient les compétences, d'autres se spécialisent dans un domaine particulier. Mais tous sont soumis à des opérations de surveillance.
COMPÉTENCE ET INDÉPENDANCE
Ils doivent notamment repasser les examens de certification tous les cinq ans, pour vérifier qu’ils mettent à jour leurs connaissances. Pas question non plus d'être juge et partie : les diagnostiqueurs doivent répondre à des critères d'indépendance et d'impartialité. Ils ne peuvent, en particulier, pas avoir de lien avec le propriétaire du bien contrôlé ou son mandataire. Ils doivent également avoir souscrit une assurance responsabilité civile et professionnelle couvrant leurs interventions.
« Là aussi, les niveaux ont changé. Depuis le 1er novembre, les montants de la garantie ne peuvent être inférieurs à 300.000 € par sinistre et 500.000 € par année ».
Même s'il existe des structures beaucoup plus importantes ou des réseaux de franchises, la plupart des cabinets présentent un profil comparable à celui des cabinets d'agents immobiliers.
Ils regroupent, en moyenne, deux ou trois diagnostiqueurs afin, comme le stipule le Code de la construction et de l'habitation, de présenter des garanties de compétences et de disposer d'une organisation et de moyens appropriés. Les premiers diagnostiqueurs venaient, pour l'essentiel, du bâtiment et exerçaient le plus souvent cette activité en complément. La multiplication des compétences exigées en fait désormais, de plus en plus, une profession à part entière.
Les derniers articles sur notre Blog de News :
- Fabophilie : l'art de collectionner les fĂŞves
- Comment savoir si son enfant est sourd ?
- Les origines du daltonisme
- Rhinite et asthme : liaisons dangereuses
- Windows Mobile 12 véritable RAD pour Smartphone
- iPod Touch : Le multimédia no limit
- Téléphone Samsung SGH - F250
- iPod Nano : l'iPod avec la vidéo en plus